Le sort de Bachar Al-Assad, « ligne rouge » des discussions intersyriennes

Toute l'actu d'une région bouillonnante.
Avatar de l’utilisateur
AbdelHaqq
Messages : 1231
Enregistré le : Mer 28 Jan 2015 02:50

Le sort de Bachar Al-Assad, « ligne rouge » des discussions intersyriennes

Messagepar AbdelHaqq » Dim 13 Mar 2016 01:55

Le sort du président Bachar Al-Assad est une « ligne rouge ». C’est ce qu’a affirmé le régime de Damas, samedi 12 mars, excluant fermement d’aborder cette question avec l’opposition lors des négociations indirectes intersyriennes prévues à partir de lundi et jusqu’au 24 mars à Genève.

Image

Alors que la guerre dévastatrice dans le pays entre le 15 mars dans sa sixième année, le sort du dirigeant reste l’une des principales pommes de discorde entre les différentes parties engagées dans ce conflit.

« Nous considérons que la période de transition doit débuter avec la chute ou la mort de Bachar Al-Assad », a fait valoir auprès de deux agences de presse, le négociateur en chef de l’opposition, le chef rebelle salafiste Mohamed Allouche. Cette transition « ne peut pas commencer avec la présence de ce régime ou avec le chef de ce régime encore en place ».

M. Assad « n’a pas sa place »

Conformément au processus de paix adopté par les Nations unies, un gouvernement provisoire et une nouvelle Constitution doivent être mis en place dans les six mois, à partir de la reprise des discussions de paix, ce 14 mars en Suisse. Des élections législatives et présidentielle doivent ensuite être organisées dans les 12 mois suivants.

Le Haut comité des négociations (HCN), rassemblant les groupes clés de l’opposition et dont M. Allouche est le négociateur désigné, insiste sur la « constitution d’un corps transitoire doté de tous les pouvoirs exécutifs » dans lequel Bachar Al-Assad « n’a pas sa place ». Pour Damas, il est hors de question de discuter de la présidentielle ni du sort de l’actuel chef de l’Etat, réélu en 2014 en pleine guerre pour un nouveau septennat.

« Nous ne négocierons avec personne qui veut discuter de [ce sujet]. Si [les responsables de l’opposition] veulent continuer avec cette approche, ce serait mieux qu’ils ne viennent pas » à Genève, a prévenu le chef de la diplomatie syrienne, Walid Mouallem. Aux yeux du régime, l’autorité de transition ne serait rien d’autre qu’un « gouvernement d’unité » élargi à des opposants, mais toujours placé sous l’égide de M. Assad.

Plus de 270 000 morts

Une cessation des hostilités dans le pays, négociée par les Etats-Unis et la Russie, est entrée en vigueur le 27 février entre le régime et les rebelles, à l’exception des groupes djihadistes de l’organisation Etat islamique et du Front Al-Nosra, branche syrienne d’Al-Qaida. Malgré quelques incidents, elle tient bon et a permis que soit apportée de l’aide aux populations assiégées et d’organiser les discussions de paix sous de meilleurs auspices.

En près de cinq ans de guerre, plus de 270 000 personnes ont été tuées. Le conflit a par ailleurs poussé à la fuite la moitié de la population et provoqué une catastrophe humanitaire avec notamment une crise migratoire qui a atteint les portes de l’Europe.



Retourner vers « Proche et Moyen Orient »

Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun utilisateur enregistré et 0 invité