Etats-Unis: des employés privés de pause-pipi, le prix du poulet low cost?

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AbdelHaqq
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Etats-Unis: des employés privés de pause-pipi, le prix du poulet low cost?

Messagepar AbdelHaqq » Mar 17 Mai 2016 22:15

Ainsi titre l'express "Etats-Unis: des employés privés de pause-pipi, le prix du poulet low cost?" une histoire aussi ahurissante qu'on aurait pu croire écrire qu'elle ait été écrite un premier avril. Réponse à la question en fin d'article.

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Les employés des usines de production de volaille, aux Etats-Unis, travailleraient dans des conditions indignes, affirme une étude de l'ONG Oxfam. Pour maintenir la cadence, ils porteraient des couches et urineraient debout. Le volailler Tyson Foods annonce "ne pas avoir de preuves que cela soit vrai".

Derrière le poulet pas cher, quelles conditions de travail pour les salariés des chaînes de production? Les forçats du secteur volailler aux Etats-Unis travailleraient dans un tel climat de peur qu'ils n'osent pas demander de pauses pour aller aux toilettes et portent des couches au travail, affirme l'ONG britannique Oxfam dans une étude.

L'américain Tyson Foods, l'un des plus gros groupes volaillers au monde, a répondu dans un communiqué être "inquiet de ces accusations anonymes" et "bien que nous n'ayons pour l'instant pas de preuves qu'elles soient vraies, nous vérifions que nos réglementations sur les toilettes sont appliquées".

"Ils urinent et défèquent debout face à la ligne d'assemblage"
D'après l'étude publiée mardi, "la grande majorité" des 250 000 ouvriers du secteur avicole américain "dit ne pas bénéficier de pauses-toilettes adéquates", en "claire violation des lois américaines de sécurité au travail". Ils "luttent pour s'adapter à ce déni d'un besoin humain de base. Ils urinent et défèquent debout face à la ligne d'assemblage, portent des couches au travail, réduisent leurs prises de liquides et fluides à des niveaux dangereux" et risquent "de graves problèmes de santé", martèle l'étude.

Le volailler Tyson Foods, a répondu dans son communiqué "ne pas tolérer le refus des demandes d'aller aux toilettes" dans ses usines.

Moqueries, menaces, sanctions
Oxfam cite une enquête menée auprès de 266 ouvriers en Alabama par l'association anti-discriminations Soutern Poverty Law Center, selon laquelle "presque 80% des ouvriers disent ne pas avoir le droit d'aller aux toilettes quand ils en ont besoin", ainsi qu'une autre dans le Minnesota, où "86% des ouvriers disent avoir moins de deux pauses-pipi par semaine".

Les rares employés du secteur qui disent pouvoir se soulager quand ils veulent travaillent dans des usines syndiquées. Or, les deux tiers ne le sont pas, selon Oxfam.

Les ouvriers, régulièrement, voient leurs demandes de pauses-pipi ignorées par leurs supérieurs qui leur répondent avec des moqueries ou menaces de sanctions voire de renvoi. Ils doivent alors patienter pendant plus d'une heure ou "se précipiter" pendant des pauses de dix minutes. Un délai difficile à tenir lorsqu'il faut traverser de vastes plateaux d'usines où les sols peuvent être glissants, couverts de sang ou de résidus d'animaux, et sachant qu'il leur faut enlever puis remettre des vêtements de protection.

Maintenir la vitesse de production à tout prix
Les chefs de ligne refusent aux ouvriers ces pauses "parce qu'ils sont sous pression pour maintenir la vitesse de production", fait valoir Oxfam. Si le problème touche toute la filière avicole aux Etats-Unis, les quatre poids lourds sont particulièrement montrés du doigt: Tyson Foods, Pilgrim's, Perdue et Sanderson Farms, qui contrôlent 60% du secteur et emploient conjointement plus de 100 000 personnes.

Pour Oxfam, les entreprises pourraient trouver une première solution en mettant en place suffisamment d'ouvriers "flottants" pour remplacer temporairement les employés qui s'absentent quelques instants, sans avoir besoin d'arrêter toute la chaîne. Tyson Foods assure avoir déjà en place "assez d'ouvriers flottants" et avoir déjà "rencontré des représentants d'Oxfam" et d'une autre association.

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La conséquence donc de tout ceci n'est pas le prix du poulet low cost, mais c'est la conséquence d'une économie capitaliste poussée à l'extrême, de la débilité d'un système ou l'homme est considéré comme...comme quoi d'ailleurs?



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