Classement : Les ordinateurs les plus puissants du monde

Nouveauté High-Tech, robotique, restez à la pointe des découvertes scientifiques et des avancés technologiques.
Avatar de l’utilisateur
AbdelHaqq
Messages : 1219
Enregistré le : Mer 28 Jan 2015 02:50

Classement : Les ordinateurs les plus puissants du monde

Messagepar AbdelHaqq » Mar 13 Oct 2015 21:10

Le TOP 500 des plus puissants des supercalculateurs est publié tous les six mois. La dernière édition vient de sortir. Le premier français est 11e.

Image
Le Supercalculateur Curie, 11e au classement TOP 500. CEA/CADAM

RAPIDITÉ D'EXÉCUTION

et traitement de gros volume de données : voilà les deux raisons d’être d’un supercalculateur. Il permet de résoudre des calculs complexes en un temps record.
Ces paramètres permettent d’établir le Top 500 : une sorte de « hit-parade » réactualisé tous les six mois des 500 plus puissants supercalculateurs au monde, créé à l’initiative de deux universitaires spécialistes de l’informatique, l’Allemand Hans Meuer et l’Américain Jack Dongara.
L’unité de grandeur utilisée est le nombre d’opérations par seconde réalisées : le FLOP ( pour "floating-point operations per second" en anglais).
Le dernier classement a permis d’observer deux grandes évolutions :
1. Les Américains ne possèdent plus que 50 % des plus puissants supercalculateurs alors que c’était plutôt 90 % au début du classement il y a 20 ans.
2. Les Européens ont opéré un retour en force dans ce classement et notamment les Français grâce à Curie (voir plus bas).

ET MAINTENANT, la liste des champions :

1er : Titan
C’est le nouveau roi ! Il n’est pas seulement « le plus puissant de tous les supercalculateurs » mais aussi celui qui a confirmé la suprématie américaine mise à mal ces dernières années: Japonais et Chinois avaient en effet pris d’assaut les premières places du classement. Titan a donc succédé à un autre Américain, Sequoia, classé deuxième.
Les concepteurs de Titan n’ont pas lésiné sur les moyens pour mettre la concurrence à distance. Ses capacités de calcul sont époustouflantes puisqu’il s’avère capable de réaliser 18 millions de milliards d’opérations par secondes (soit 18 *1015 opérations par seconde, autrement dit 18 PetaFlops), là où un puissant ordinateur personnel ne peut dépasser les 40 milliards. Basé au Oak Ridge National Laboratory, dans le Tennessee, il est financé par le ministère de l’Énergie américain.
Il a été conçu pour tout type de projets dont l’État serait partenaire, notamment le développement de nouveaux types de réacteurs, mais aussi pour des modélisations scientifiques comme le déplacement de la calotte glaciaire.
Puissance : 18 *1015 opérations/s (FLOPS)
Concepteur : Cray
Pays : États-Unis

2e : Sequoia
Construit par IBM pour l’autorité de sûreté du nucléaire américaine, il a été mis en service en juin 2012 et occupa la première place du classement durant moins de six mois. Il fonctionne avec un système d’exploitation conçu par... Linux et occupe une surface de près de 300 m2.
Puissance : 16 *1015 opérations/s (FLOPS)
Concepteur : IBM
Pays : États-Unis

3e : K Computer
C’est l’ex champion du soleil levant. Il annonçait en septembre 2010 la volonté japonaise de reconnaissance de son savoir faire en matière de système informatique. Vainqueur des deux Top 500 qui suivirent, il est le seul supercalculateur nippon du palmarès et une véritable fierté nationale. Il a par exemple travaillé sur l’origine de la matière et de l’univers. Tout un programme.
Puissance : 10 *15 opérations/s (FLOPS)
Concepteur : Fujitsu
Pays : Japon

4e : Mira
Il pèse 104 tonnes et comme les deux premiers du classement, il est principalement destiné au département de l’énergie américain. Il participe aussi à des projets scientifiques.
Puissance : 8 *1015 opération/s (FLOPS)
Concepteur : IBM
Pays : États-Unis

5e : Juqueen
C’est le premier ordinateur européen dans le Top 500 et il est Allemand mais participe tout comme Curie au réseau Prace destiné à mutualiser les capacités de calcul des pays du vieux continent.
Puissance : 4 *1015 opérations/s (FLOPS)
Concepteur : IBM
Pays : Allemagne

6e : SuperMuc
Encore un superordinateur allemand. Celui-ci est au centre de calcul de Leibniz et est adossé à une multitude d’universités techniques et scientifiques tel que l’Académie bavaroise des sciences.
Puissance : 3 *1015 opérations/s (FLOPS)
Concepteur : IBM
Pays : Allemagne


7e : Stampede
C’est le seul ordinateur dont les serveurs sont conçus par Dell, le fabricant américain. Il est installé au Texas Advanced Computing Center.
Puissance : 2,6 *1015 opérations/s (FLOPS)
Concepteur : DELL
Pays : États-Unis

8e : Tianhe-1A
C’est le symbole même de la compétition effrénée dans le petit monde des superordinateurs car il y a deux ans, Tianhe-1A était premier du Top 500. Il est le seul chinois de cette liste et à ce titre rfait figure de véritable fierté nationale puisque son architecture a été conçue par NUDT, l’université nationale des technologies de la Défense.
Pourtant comme pour tous les superordinateurs, les composants les plus importants, les processeurs, sont toujours fabriqués par Intel ou par AMD. Mais le Parti n’en a cure et a mis ses informaticiens au travail. Le but: concevoir des processeurs 100% chinois. S’ils sont prêts à temps, ils prendront place dans la prochaine machine de 100 PetaFLOPS (5 fois la puissance actuelle) d’ores et déjà annoncée pour 2015.
Tianhe-1A sert peu à la recherche sur les « sciences dures » et beaucoup à l’industrie aérospatiale, militaire ou énergétique, notamment en raison des besoins importants du pays en ressources naturelles.
Puissance : 2,5 *1015 opérations/s (FLOPS)
Concepteur : NUDT
Pays : Chine

9e : Fermi
Premier italien et troisième européen, Fermi fait lui-aussi partie du réseau Prace pour la mutualisation des supercalculateurs sur le continent. Il est basé dans les locaux de CINECA, un consortium informatique public au service de 54 universités du pays.
Puissance : 1,6 *1015 opérations/s (FLOPS)
Concepteur : IBM
Pays : Italie

10e : Darpa Trial Subset
Il ferme la marche des Américains dans ce classement des dix premiers « supercomputers ». C’est leur quatrième machine sur cette grille de départ. Darpa Trial Subset est la preuve que, à l'instar de votre ordinateur de bureau, un supercalculateur peut évoluer: il était 23e du classement en 2011 avec 0,8 PetaFLOPS et presque moitié moins de processeurs.
Puissance : 1,5 *1015 opération/s (FLOPS)
Concepteur : IBM
Pays : USA

11e : Curie
Modéliser les répliques du tremblement de terre de l’Aquila ou simuler les mécanismes chimiques à l'échelle moléculaire. Ce sont les projets auxquels s’est déjà attaqué Curie.
Sa puissance de calcul lui permettrait de lire deux milliards de livres par secondes, selon son propriétaire, le centre du Grand Équipement National de Calcul Intensif (GENCI). Il est aussi capable d’enregistrer jusqu’à 250 Go chaque seconde sur ses nombreux disques durs. En puissance pure, il n’a pourtant pas grand-chose à voir avec Titan puisque sa capacité de calcul est presque 10 fois moindre selon le Top 500 où il se classe 11e.
La puissance ne fait pas tout. Selon Francis Daumas, directeur du Centre Informatique National de l’Enseignement Supérieur (CINES):
« les programmes utilisés sont aussi importants que la puissance pure car, pas adaptés à l’architecture de la machine ils n’utiliseraient pas pleinement ses capacités. C’est comme pour une F1, il ne suffit pas d’avoir la voiture la plus rapide, il faut aussi le meilleur pilote pour gagner. »
À l’image d’une auto puissante, Curie dégage beaucoup de chaleur et nécessite des dizaines de milliers de ventilateurs. Et comme le bruit s’additionne selon une loi logarithmique, sa perception est décuplée: d’où la nécessité de mettre un casque de protection avant de pénétrer dans la pièce de 100 m2 où se trouve Curie !
Destiné en priorité à la recherche, les industriels peuvent aussi l’utiliser à certaines conditions et selon un quota de 20% de son temps de fonctionnement.

Image

Mais sa grosse capacité de calcul ne signifie pas que l’engin soit réservé aux projets titanesques. Selon Stéphane Réquena, responsable technique de Genci, « dans l’avenir, les supercalculateurs seront de plus en plus utilisés par les PME. »
Pour preuve, un récent calcul mené par le Cines pour le compte d'une PME spécialisée dans les affections cardiaques; il visait à modéliser la pose de stent (filet métallique) à l’intérieur des artères.
Achevé en mars 2012, Curie a coûté 100 millions d’euros. Il fait partie du réseau européen Prace qui consiste à faire fonctionner des machines allemandes, espagnoles et italiennes sur une même tâche afin de décupler leurs capacités.
Puissance : 2 *1015 opérations/s
Concepteur : Bull
Pays : France



Retourner vers « Technologie, Informatique »

Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun utilisateur enregistré et 1 invité